dimanche 29 janvier 2012

He's making me laugh, let's go get high.



Lost but now I'm found,
I can see but once I was blind.


J'ai comme l'impression de me découvrir. J'avais oublié. Ou je n'avais sans doute pas réalisé. Combien je peux m'entendre avec les garçons. Je regrette tellement qu'on ait mis tant de temps à se parler. Je le regardais jouer de la guitare, écrire dans un français parfait, je l'écoutais chanter, parler de littérature... j'ai ouvert les yeux sur cette ville qui m'oppresse. Ce n'est pas la ville en soi, mais ses habitants. Sa culture. J'aimerais tellement me déplacer ailleurs, rencontrer davantage de personnes comme ça. Comme moi. Comme nous. A chaque fois que je ferme mes yeux, je m'imagine bien loin de ces démons qui me ravageaient. Comment ai-je pu me contenter d'aussi peu. Au point de sentir que mon esprit devenait flou et confus, avide de nouvelles idées et d'intelligence, se ruant dès que cela était possible, aspirant, admirant, buvant chaque paroles, comme pour s'en imprégner et respirer à nouveau.

Je n'ai pas envie d'abandonner. Et pourtant. Je commence à en faire une obsession. Et alors je réalise que c'est la première personne avec qui je couche qui me plais. Qui ne me cours pas après. Qui ne m'a pas rappelée. Alors j'attends. Peut-être demain. Mais trop de conviction. Ou le dix. Je psychote, je m'invente les pires scénarios possibles.Je voudrais arriver à faire la part des choses, mais pourtant je pense à lui sans cesse. Lorsque je vois d'autres garçons, je pense à lui, je les compare, je ne veux personne d'autre que lui. J'ai cette sensation que le bonheur était sous mes yeux pendant tous ce temps mais que je n'avais pas le courage de le saisir. Maintenant Mélina, arrête de faire l'enfant. Arrête de faire la fière. Bats-toi.